Femmes et hommes sous influence

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Parution

Mars 2011

Le magazine Cerveau & Psycho de février 2011 intitule un de ses articles «Femmes sous influence». Pour Markus Brauer, directeur de recherche au CNRS, «au moment de l’ovulation, les femmes deviennent plus belles et plus provocantes, les courbes du visage et du corps se font plus symétriques sous l’effet des oestrogènes. Leur comportement change: elles partent en quête de partenaires sexuels».

Et les hommes ne seraient pas indifférents à cette métamorphose: eux aussi seraient sous influence. Qu’on le veuille ou non, la biologie joue un rôle (inconscient) dans le processus de la séduction.

Le cycle menstruel

Toutes les femelles animales émettent des phéromones pour attirer les mâles au moment de leur oestrus précédant leur ovulation. La femelle humaine ne ferait pas exception à la règle, même si, au contraire de ses congénères, elle peut être réceptive tout au long de son cycle menstruel. Au moment de l’ovulation, il y a une augmentation de la chaleur corporelle et des modifications dans le mucus vaginal.

Tous et toutes, nous savons bien que la psychologie féminine est fortement influencée par son cycle menstruel. Sa sexualité comprise, même si les manifestations sont plus discrètes. Des biologistes ont prouvé que la femme fertile est plus symétrique et les psychologues ont confirmé que la symétrie est synonyme de beauté, donc d’attraction.

Pour ce faire, on a montré à des hommes des photos de femmes prises lors de leurs périodes fertiles et lors de leurs périodes non fertiles. Les hommes ont jugé les femmes plus attirantes pendant les jours de fertilité. Le psychologue Geoffrey Miller a même démontré que les strip-teaseuses recevaient des pourboires presque deux fois plus élevés lors de leur ovulation que lors de leurs règles.

Infidélité féminine

D’autres chercheurs ont prouvé que les femmes s’habillaient de façon plus sexy lors de leur période ovulatoire, et ce, de façon inconsciente. Elles sont aussi plus susceptibles d’être infidèles lors de cette période et plus attirées par des hommes à l’allure «macho»: menton carré, larges mâchoires, sourcils épais, épaules larges, grande taille et voix grave. Conséquence: 5 à 10 % des enfants sont élevés par un père qui n’est pas le leur.

Heureusement que les femmes ne choisissent pas leur partenaire que sur ces seuls critères et qu’elles se contentent de mâles moins attirants, sinon… Surtout qu’il a été démontré, tant chez les animaux que chez les humains, que les mâles les plus attirants ne sont pas les meilleurs candidats pour une relation à long terme et qu’ils s’impliquent moins dans leur paternité.

Des bio-psychologues en arrivent à la conclusion que la nature féminine a une double stratégie: assurer la supériorité génétique de ses enfants en s’accouplant avec un homme «dominant», tout en s’assurant d’un partenaire stable prêt à s’investir dans l’éducation des enfants.


L’infidélité masculine

Loin de moi l’idée de ne jeter la pierre de l’infidélité qu’aux femmes. En fait, il y a encore aujourd’hui plus d’hommes que de femmes infidèles: 20 à 30 % contre 15 à 25 %, selon les études. La nature masculine pousse l’homme à multiplier les rapports sexuels avec des femmes jeunes et belles, et ce, à tout âge. Eux aussi sont donc sous influence, en particulier de leur testostérone.

Les phéromones dégagées par les femmes fertiles, mariées ou non, font en sorte que les hommes sont alors plus facilement excitables. Donc plus entreprenants et plus intrusifs. Même inconsciemment, les hommes sont sensibles aux variations sexuelles des femmes.


©Daniel 2017